Barbou

La famille Barbou est célèbre dans l'histoire de l'imprimerie, depuis le début du XVIe siècle jusqu'au début du XXe, présente dans cette activité à Lyon, Limoges et Paris.


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  • Ce Poète était de Limoges. Jean Dorat, qui était du même pays, le dit dans des vers faits à ... et en vers Français, Jean de Beaubreuil, Bastier, le même Martial Guéry, Antoine Barny, .... Le Sonnet au Sieur Barbou est sur l'Imprimerie.... (source : preambule)

La famille Barbou est célèbre dans l'histoire de l'imprimerie, depuis le début du XVIe siècle jusqu'au début du XXe, présente dans cette activité à Lyon, Limoges et Paris. Les Barbou ont aussi occupé des fonctions ecclésiastiques, militaires, mais aussi de hautes fonctions publiques.

Histoire

La famille Barbou est celle qui est restée le plus longtemps en activité dans l'histoire de l'imprimerie (de 1539 à 1910 à peu près).

Tous les dictionnaires biographiques ou bibliographiques ont consacré des notices aux Barbou[1], qu'on trouve à la tête d'un atelier typographique à Lyon dès le premier tiers du XVIe siècle et qui ont développé des activités d'imprimerie, d'édition et de librairie depuis cette époque jusqu'au début du XXe siècle. La dernière enseigne des Barbou imprimeurs fut "L'imprimerie du XXe siècle" de Marc Barbou à Limoges, réputé pour ses éditions d'ouvrages pour le clergé (missels, paroissiens et recueils de prières) et pour l'éducation ("livres de distribution" de prix et d'étrennes), activités identiques à celles de Mame. Marc Barbou a imprimé de nombreux et jolis petits livres d'enfants, des "cartonnages romantiques décorés en papier gaufré à fenêtre lithographiée coloriée". Le fonds de Marc Barbou & Cie fut vendu vers 1910.

Le nom de Barbou reste attaché à la célèbre Collection des Auteurs latins, toujours nommée "Collection Barbou", projet lancé à l'origine par Antoine-Urbain II Coustelier et qui visait à faire paraître des ouvrages "exacts et joliment édités, à la façon des Elzevier, alors particulièrement recherchés et pour cela même en voie de raréfaction sur le marché" (Guillaume Flamerie de Lachapelle). Joseph-Gérard Barbou qui était un des principaux libraires parisien de ce milieu du XVIIIe siècle, décida de relancer cette collection qui jouissait déjà d'une bonne réputation mais dont le rythme de publication s'était épuisé. Il racheta les droits sur les volumes parus jusqu'en 1753 (le 1er volume de la collection, "Phèdre", avait été publié en 1742) et reprend la production. Il publie des auteurs antiques, mais également des auteurs modernes ayant écrit en latin (Théodore de bèze, Marc-Antoine Muret, l'allemand Masen, le polonais Sarbiewski... ), et des ouvrages religieux ("L'imitation de Jésus Christ", "Le Nouveau Testament"). Le dernier ouvrage de la collection Barbou paraîtra en 1793 (Eutrope), par Hugues, le neveu de de Joseph-Gérard, qui avait repris la succession en 1790. La collection Barbou comprend 35 ouvrages et 76 volumes in-12. Les plus grands savants et artistes de l'époque ont participé à cette œuvre : Jacques-Philippe Lallemant, Gabriel Brottier, Jean Capperonnier, pour l'établissement des textes, Apportéer Le Jeune pour la typographie, Nicolas Beauzée, Eisen, Picart, Gravelot, Cochin, pour les illustrations... La maison Barbou de Paris fut racquise en 1808 par Auguste Delalain[2].

Dans les trois villes où ses membres se sont fixés, Lyon, Limoges et Paris, les Barbou ont occupé des fonctions des plus honorables. Pour ne parler que de Limoges, on retrouve le nom des Barbou sur les listes des magistrats municipaux, dans le clergé, l'armée et les finances publiques. Au XVIIIe siècle, la réputation grandissante des Barbou et leur réussite professionnelle leur sert à conclure des alliances avec plusieurs familles importantes du Limousin.

C'est à Saussay, département de la Manche, en Basse-Normandie, qu'on retrouve le plus lointain ancêtre des Barbou, Jean Barbou, né en 1489, mort à Lyon en 1543. Jean Barbou s'installe à Lyon au début du XVIe siècle, chez François Fradin, l'un des premiers imprimeurs de Lyon et fonde l'imprimerie Barbou. Son fils Hugues s'établit à Limoges en 1567.

Enfin, pour ce qui est des Barbou de Paris, on sait que Nicolas, frère ou cousin germain de Jean, y était installé comme imprimeur de 1530 à 1543.

La famille Barbou a constitué plusieurs branches. La première, actuellement éteinte, était celle des Barbou de Leymarie. La seconde est celle des Barbou des Courières, du nom de la Seigneurie des Courrières-en-Isle (près de Limoges) acquise par Pierre Barbou en 1709, léguée à son fils Jean. L'un des fils de Jean, Martial II, devint le chef de cette branche. Après la mort de Martial II, la branche dite des Courières se scinda en deux : celle des Courières, continuée par son fils aîné Léonard, branche qui dirigea l'imprimerie et la librairie Barbou de Limoges jusqu'au début du XXe siècle, et celle des Places, dont le fils cadet de Martial II, Joseph, né en 1758, devint le chef.

Jean III, le fils aîné de Jean, s'appela Barbou de Monismes, du nom de la seigneurerie de Monimes (Haute-Vienne) acquise par son père en 1734. Monimes devint la propriété de Léonard, qui depuis 1736 était désigné sous le nom de Beaupeyrat, et qui devint le chef de la branche de Monimes[3].

Aujourd'hui, les attaches familiales des Barbou des Courières et des Barbou des Places sont essentiellement à Paris, toujours légèrement en Limousin (Haute-Vienne et Corrèze), dans le Centre (Indre) ainsi qu'à l'étranger.

Héraldique

Les Barbou de Normandie portent, dès le XVe siècle, "d'azur à une bande de sable". Leurs descendants adoptent plus tard des armes parlantes symbolisant leur métier d'imprimeur, enregistrées par Charles d'Hozier au XVIIe siècle : "d'azur, à la main dextre de carnation, parée d'argent, mouvante d'une nuée du même au flanc senestre, et tenant une palme et un épi de blé d'or, passés en sautoir, le tout surmonté d'un croissant renversé d'or, où le croissant est montant"[4].


Membres illustres

Notes et références

  1. (fr) Nom de Famille Barbou-des-places sur www. genealogie. com. Consulté le 29 juin 2010.
  2. (fr) (Source : Ducourtieux, Paul, Les Barbou, imprimeurs ; Lyon, Limoges, Paris, 1524-1820, Limoges, Ducourtieux, 1896, mais aussi l'excellent article de Guillaume Flamerie de Lachapelle publié dans la Revue française d'histoire du livre (n°126, 2009, p. 151-189)  : "La Collection des auteurs latins (dite Collection Barbou), émule des Elzevier dans la France du XVIIIe siècle").
  3. (fr) Les ruines de Monismes, par la Société Archéologique et Historique de Bessines - Morterolles sur pagesperso-orange. fr. Consulté le 29 juin 2010.
  4. (fr) Armes : blasons et quelquefois cimier, légende et devise, tenants et supports et autres ornements extérieurs. sur www. euraldic. com. Consulté le 29 juin 2010.

Annexes

Liens externes

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