Couteau

Un couteau est un outil tranchant ou une arme blanche comportant une lame et un manche.


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  • La lame de ce couteau est une lame Mazellier (acquise au marché de Tarbes). Le manche est aussi en bois de prunier, travaillé à la lime et au couteau... (source : rondi.pagesperso-orange)
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Un couteau de cuisine de type «couteau de chef»

Un couteau est un outil tranchant ou une arme blanche comportant une lame (suffisamment courte pour ne pas être qualifiée de sabre ou de machette) et un manche (ou une partie de la lame réservée à cette fonction).

Historique

Couteau en silex
En chinois, le caractère sigillaire de ? (dāo : couteau) est un pictogramme représentant un ancien couteau en bronze

Les premiers couteaux faits de pierre, silex ou obsidienne, surtout, sous forme d'éclats bruts, sont datés d'il y a à peu près 25 000 ans. Ils étaient quelquefois en os aussi. À cette époque, le couteau sert autant d'outil que d'arme.

Dès l'âge du bronze, les couteaux sont faits en métal et sont pour la première fois pourvus d'une poignée. Les Romains produisent les premières lames en acier comme ils produisent aussi à partir du Ier siècle les premiers couteaux à lame repliable.

Au XIVe siècle, ils étaient fréquemment utilisés comme fourchettes et c'est à la naissance de la fourchette que les couteaux prirent un bout rond pour différencier les usages.

Les matériaux utilisés pour fabriquer les couteaux évoluèrent au fur et à mesure de la maîtrise de la métallurgie. Ainsi en 1921 sont produits aux États-Unis les premiers couteaux en acier inoxydable.

Les techniques de trempe permettent, comme pour d'autres outils, de rendre le métal plus dur et plus résistant, autorisant des lames plus fines et plus tranchantes.

Petit, facile à fabriquer comme à transporter, il fait partie de l'équipement de base de tous ceux qui peuvent en avoir l'usage, dont chasseurs, militaires, artisans, cuisiniers, etc.

Lieux de fabrication respectant les traditions

Angleterre

Suisse

Allemagne

Suède

Belgique

Espagne

Russie

France

Japon

Types de couteaux

Couteaux automatiques

Les couteaux à ouverture automatique, ou plus populairement crans d'arrêt, sur lesquels on appuie sur un bouton pour faire sortir la lame (classique "stiletto" italien).

Certains ont des lames qui s'ouvrent sur le côté, français ou allemands, avec une grosse languette à la place du bouton ; ces couteaux sont réparables, au contraire de leurs homologues italiens qui ne le sont pas.

Certains ont des lames qui surgissent sur le devant, en poussant une languette : américains ayant une forme de briquet Bic, en plus long, plus épais et en métal.

Le terme "cran d'arrêt" est impropre car le cran d'arrêt est le dispositif qui bloque la lame, comme sur énormément de couteaux pliants modernes.

Certains couteaux ont une "ouverture assistée". Un petit ressort, en compression lorsque le couteau est fermé, déploie la lame sur le côté lorsque le pouce de la main amorce une ouverture classique. Ils pourraient par conséquent bénéficier aussi de l'appellation "cran d'arrêt", mais l'imaginaire collectif a tendance à réserver ce nom au "stiletto" italien des voyous des années 50.

Couteaux de cuisine et tranchoirs

Ce couteau est un outil. Les couteaux de cuisine permettent d'éplucher (couteau d'office), de couper de larges tranches de viande (couteau de cuisine), ou de fines tranches (couteau à découper), de désosser, de couper du pain ou des tomates, etc.

Chaque couteau a été conçu pour un travail précis :

  • Chef
  • Découpeur (lame plus longue et plus fine)
  • Santoku (couteau Chef japonais, plus court)

Couteaux dits «custom»

Couteaux faits à la main par la même personne, que ce soit à la forge, pour amener la pièce d'acier à une forme et un profil approximatif pour ensuite la finir avec abrasifs divers, ou par enlèvement de métal sur une barre d'acier brut. Cette discipline fait appel à une très grande variété de matériaux pour les lames et les poignées. Elle exploite aussi un très grand éventail de techniques rattachées au travail du métal et de l'ensemble des matériaux susceptibles de garnir une poignée ou toute autre partie d'un couteau. Cette discipline millénaire a opéré un renouveau dans la seconde moitié du XXe siècle et elle est désormais d'une richesse inégalée grâce à des précurseurs comme R. W. Loveless, W. F. Moran et W. D. Bo Randall pour ne mentionner que trois des principaux chefs de file de la Coutellerie moderne.

Couteaux de table

Avant l'invention de l'acier inoxydable, on distinguait couteau à dessert et couteau à fruit par la nature de leur lame : l'acier pour le premier et l'argent pour le second. En effet, les fruits étant acides et par conséquent susceptibles d'oxyder le métal, les lames des couteaux à fruits étaient en argent, métal plus facile à désoxyder que l'acier.

Couteaux de voyage et couteaux pliants

Certains couteaux conçus pour être transportés sont conçus de façon à ce que la lame se replie dans le manche. Ceci sert à ne pas abîmer le tranchant de la lame tout en protégeant le porteur. Ces couteaux sont couramment nommés canifs ou "couteaux de poche". Quelques exemples de tels couteaux :

Dans cette catégorie rentre aussi bon nombre de couteaux régionaux :

  • Alpin
  • Alsacien ou Massu
  • Aubrac
  • Aveyronnais
  • Berger
  • Charolais
  • Charretier
  • Donjon
  • Garonnais
  • Gouttière
  • Issoire
  • Langres
  • Le Chartreux
  • Le Dauphinois
  • Le Thiers
  • London (couteau de marin breton)
  • Mineur
  • Nontron
  • Os de mouton
  • Piétin
  • Pradel
  • Rouennais
  • Sauveterre
  • Savoyard
  • Tiré-droit
  • Tonneau
  • Yssingeaux

Couteaux droits

Couteaux simples et robustes, ils sont le plus souvent de bonne taille. On peut distinguer :

Couteaux de survie

Ces couteaux sont dérivés des couteaux militaires qui équipent les Forces Spéciales. Les images véhiculées par la culture de masse, et le plus souvent le cinéma hollywoodien ont érigé en modèle (du moins en occident) le très grand couteau (avec lame particulièrement large, surtout) d'une longueur effective de l'ordre de 40 centimètres, à l'image de ce qu'on peut voir dans la série de films Rambo. Ces couteaux ont fréquemment un double tranchant avec un de ces tranchants dentelé.

Les couteaux de survie tels que réellement utilisés par les Forces Spéciales sont par contre plus sveltes en apparence, et ne dépassent que rarement les 30 centimètres. Certains couteaux de survie militaires vont jusqu'à 36 centimètres, mais cela représente un plafond pour l'opérateur de Forces Spéciales, du fait de l'encombrement et du poids (facteur essentiel de l'assemblage de l'équipement avant déploiement).

Une des particularités de ces couteaux est le revêtement en oxyde noir mat, qui sert à minimiser les réflexions dues à la lumière. Un usage intensif du couteau, cependant, en particulier quand frotté contre du métal, enlève progressivement ce revêtement.

Certains possèdent un manche creux qui accueille un kit de survie composé de fil, hameçon, aiguille, pierre à aiguiser, boussole, ...
Mais cela est rarement utilisé dans les couteaux "primaires" (le couteau utilisé en premier, fréquemment le plus grand porté sur soi), en raison du déséquilibre qu'il instaure sur le couteau. Un couteau mal équilibré est un désavantage certain pour l'utilisateur intensif et strict, et nuit à la performance de l'outil et de l'arme.

Certains couteaux de survie auront une lame dentelée, au moins partiellement, pour pouvoir mieux couper de la corde. Cela se voit moins sur les grands couteaux (primaire) que sur les petits, car ces-derniers sont plus faciles à utiliser quand on a besoin de couper de la corde (l'atterrissage en parachute nécessite un couteau facile d'accès et d'utilisation, et par conséquent plus petit, ou alors pliant).

Certains de ces couteaux de survie accueillent dans leur construction certaines particularités, qui vont de l'ajout d'un trou dans la lame du couteau fixe donnant la possibilité de son utilisation comme marteau avec un outil supplémentaire jusqu'à un pommeau particulièrement conçu pour briser du verre.

La plupart des manches sont actuellement recouverts de plastiques spécialisés, l'objectif recherché étant un matériau qui ne se comprime / étend pas selon qu'il fasse froid ou chaud (comme c'est le cas pour le cuir), qui ne soit pas spécifiquement hydrophile, qui soit endurant, et qui permette une bonne traction pour pas le couteau glisse des mains de son utilisateur en temps de pluie. L'acier de ces couteaux fluctue largement, et est fréquemment de type inoxydable (et non acier carbone).

La référence semble être à l'heure de l'écriture de cet article la famille des aciers 440 (inoxydables), qui apparaissent, selon leur pays de fabrication sous différentes nomenclatures. L'acier français identique au 440 est le z60cdv14, à mi chemin entre le 440a et le 440b, le 440c étant plutôt le nom américain de l'acier z90... Cela dit, la qualité du couteau provient en particulier du traitement donné au couteau : un acier 440a/b idéalement cryogénisé surpassera en termes de performance un acier 440c usiné de manière trop expéditive. Les critères de sélection de l'acier pour un couteau de survie tel qu'utilisé par les Forces Spéciales semblent correspondre aux suivants :


  1. En premier lieu, la facilité d'affûtage de la lame.
  2. Puis la résistance à la corrosion, la durabilité générale de l'acier.
  3. Et enfin la contrainte économique malgré tout réelle, certains "super-aciers" ne se contentant pas uniquement d'être coûteux à l'achat, mais étant long/onéreux à travailler.


Globalement, il est plus commun pour l'opérateur de Forces Spéciales de posséder plusieurs couteaux, comme un couteau "primaire" tenu à la ceinture ou à la cuisse, un couteau secondaire tenu à l'opposé du premier, et un dernier porté soit en collier soit dans la botte, adossé au dos du pied.

En outre, le couteau de survie militaire, ou couteau "tactique" utilisera rarement du cuir, qu'il s'agisse du fourreau ou du manche, exception faite de certains couteaux hautement spécialisés destinés aux opérations de reconnaissance sur de longues périodes, le cuir (en particulier sous forme de disques de cuir comprimés sur le manche) étant extrêmement confortables au toucher.

La soie du couteau (extrémité du couteau recouverte par le manche), est le plus fréquemment de type plein (full tang, en anglais, plate semelle, en français), de sorte à ce que le couteau, en réalité une masse monolithique de métal, soit virtuellement incassable. Certains couteaux de survie gardent cependant une construction en plusieurs pièces, avec une soie "en queue de rat", selon l'expression anglaise. Cela permet un meilleur équilibrage de la lame, une plus grande sophistication du pommeau et du manche, une possibilité d'auto-réparation du couteau, et , si réalisé de manière convenable, ne sera pas bien plus fragile qu'un couteau d'un seul bloc. Le seuil de résistance à une pression imprimée au couteau (en particulier sur le bout), sera par contre légèrement moindre qu'un couteau "mono pièce".

Couteaux de l'armée suisse et Couteaux-outils multi-fonctions

Les outils qu'on peut trouver sur ces couteaux multi-lames sont spécifiquement variés, mais rarement tous présents à la fois (liste non-exhaustive)  :

  • décapsuleur
  • ouvre-boîte
  • boussole
  • loupe
  • pince à échardes
  • cure-ongles
  • crochet

Liste des principaux fabricants de couteaux-outils multi-fonctions

Couteaux de chasse

Couteau Bowie
Skinner

Ces couteaux sont conçus pour la pratique de la chasse et peuvent soit servir un gibier (c'est-à-dire lui donner la mort), soit à le dépecer une fois mort. Les manches peuvent être en bois, en corne, en métal ou en matière synthétique.

Exemples de couteaux de chasse

Couteau de peinture

Les couteaux de peinture sont utilisés en peinture pour faire des empâtements ou d'une façon plus générale étaler de la peinture épaisse.

Couteau de sommelier

Le couteau de sommelier est en réalité un type de tire-bouchon mais pourvu d'une lame conçue pour couper la capsule des bouteilles de vin ; c'est pour cette raison qu'il reçoit le nom de «couteau».

Législation

Les couteaux sont des armes blanches, ce sont par conséquent des armes de catégorie C dans le classement de l'Union européenne.

En France, ce sont des armes de 6e catégorie (art. L. 2331-1 du Code de la défense et Décret-loi du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions).

Il faut avoir dix-huit ans pour acquérir un couteau, ou seize ans avec autorisation du responsable légal. Le port et le transport des armes de 6e catégorie sont interdits «sauf motif légitime». Il semblerait, malgré le flou de la notion de motif légitime, que celle-ci exclue le port à titre préventif en cas d'agression[réf.  nécessaire]. Cependant, il semblerait que la jurisprudence (2 arrêts de la cour d'appel de Grenoble), ne considère pas comme armes de 6e catégorie (et par conséquent en accepte le port) les couteaux pliants sans mécanisme de blocage de la lame.

Autres noms

Le couteau porte différents noms, suivant les régions, l'histoire, les dialectes régionaux, les argots. En voici une liste non exhaustive :

Citations

Coutume

D'après le Livre des superstitions, comme l'ensemble des objets pointus ou tranchants (ciseaux, aiguille, épingle), offrir un couteau coupe l'amitié ou l'amour à moins de l'«échanger» contre une pièce de monnaie[3].

Notes et références

  1. Jean Delmas, Pierre Marlhiac, «Coutellerie ancienne de Sauveterre et du Rouergue», Ed. de la Bastide, Sauveterre-de-Rouergue, 1998, ill., 79p.
  2. Gerber
  3. Bibliothèque municipale de Lyon / le Guichet du Savoir

Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/12/2010.
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