Emballage
Un emballage est un objet conçu pour contenir ainsi qu'à protéger des marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur au consommateur ou à l'utilisateur, ainsi qu'à assurer leur présentation.
Catégories :
Emballage
Définitions :
- Emballage d'un biœngrais sous une forme commerciale. Le premier biœngrais était emballé dans une bouteille en verre.... (source : fao)
Un emballage est un objet conçu pour contenir ainsi qu'à protéger des marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur au consommateur ou à l'utilisateur, ainsi qu'à assurer leur présentation[1].
L'emballage est constitué seulement de :
- l'emballage de vente ou emballage primaire, c'est-à-dire l'emballage conçu de façon à former, au point de vente, un article conçu pour l'utilisateur final ou au consommateur ;
- l'emballage groupé ou emballage secondaire, c'est-à-dire l'emballage conçu de façon à réunir, au point de vente, un groupe d'un certain nombre d'articles, qu'il soit vendu à l'utilisateur final ou au consommateur (par exemple trois sachets de purée dans une boîte), ou qu'il serve uniquement à garnir les présentoirs aux points de vente (par exemple, pack de 6 bouteilles d'eau). Il peut être scindé des marchandises qu'il contient ou protège sans en modifier les caractéristiques de conservation ;
- l'emballage de transport ou emballage tertiaire, c'est-à-dire l'emballage conçu de façon à favoriser la manutention et le transport d'un certain nombre d'articles ou d'emballages secondaires, en vue d'éviter leur manipulation physique et les dommages liés au transport. Le plus fréquemment, c'est une palette avec une housse plastique qui regroupe plusieurs colis. L'emballage de transport ne comprend pas les conteneurs de transport routier, ferroviaire, fluvial, maritime ou aérien.
Étymologiquement, emballer veut dire mettre en balle, opération effectuée par des emballeurs chargés de grouper les marchandises, les bagages, les biens dans des balles. Actuellement, il n'y a que les fibres qui soient livrées en balles, par exemple la paille du champ à l'étable, le coton déchargé des cargos ou encore les tissus : la soie, le lin…
Histoire
L'histoire de l'emballage est indissociable des échanges et déplacements entre les hommes. Dès qu'il faut s'éloigner de la tribu et emporter des vivres, il faut inventer des emballages, pour regrouper, transporter, protéger et conserver. Les premiers emballages datent de la préhistoire. C'étaient alors des peaux d'animaux (la gibecière du chasseur, la gourde), certains coquillages ou des feuilles, des calebasses (courge séchée, évidée). Sont venus ensuite vers 6000 av. J. -C. les céramiques et les paniers (l'amphore où vieillit le vin, où se conserve l'huile ; les vanneries qui transportent les légumes ou enferment les volailles).
Vers 1500 av. J. -C., les Égyptiens fabriquaient des récipients en verre.
Le tonneau serait une invention gauloise, à l'époque où les romains utilisaient des amphores en argile. Pourtant, si on se réfère à un bas relief romain datant de 68 avant J. C, il y figure une barque naviguant sur un fleuve, chargée de deux énormes futailles cerclées de bois. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, cet ancêtre du fût, aux dimensions extrêmement variables, est en particulier un instrument de transport des marchandises : vins, alcools et bières, mais également du saindoux, des anchois, des olives, de la poudre…
Parmi des vestiges romains, une jarre contenant un onguent avec un couvercle en plomb indiquant le nom du fabricant, a été découverte.
Les plus vieux meubles connus sont des coffres et malles robustes, avec leurs poignées ils étaient prestement chargés pour fuir ou conquérir et leurs solides ferronneries protègent du vol les fourrures, les bijoux et la soie ; à leur façon, ils sont les précurseurs des conteneurs.
C'est en Angleterre, en 1746, qu'est apparu le premier produit emballé sous une marque : une boîte de poudre contre la fièvre. Ce pays se distingua toujours avec l'emballage de savons, d'huile et de moutarde de marque. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, les hommes utilisaient au mieux, pour l'emballage, les matériaux que la nature mettait à leur disposition :
- soit directement : le bois, le liège, le cuir, l'argile, les fibres (chanvre, jute, raphia, osier... ) ;
- soit après transformation : le verre, les métaux, le papier.
Au cours de la Révolution française, Nicolas Appert invente en 1795 l'appertisation, procédé de stérilisation à chaud dans des récipients hermétiquement clos, à l'origine dans des bouteilles type champagne : c'est le début des boîtes de conserve.
C‘est la reprise de l'invention du tube de peinture souple du peintre américain John Goffe Rand (1841) par le français Lefranc en 1850 qui permit aux artistes peintres de parcourir la campagne, de ne plus être obligés de peindre en atelier ou par la fenêtre d'une demeure. On peut dire que cet emballage permit l'avènement de l'impressionnisme.
Après les grandes explorations et les conflits qui ont contribué à d'innombrables découvertes pour protéger les aliments, c'est l'exode rural qui va créer de nouveaux besoins. Les ruraux et leurs familles ne consomment plus les produits de leurs champs ou des marchés voisins, il faut mettre en place une logistique pour les ravitailler. Ainsi Paris dès la fin du XIXe siècle, par exemple, s'entoura d'une ceinture de fermes laitières qui l'approvisionnaient quotidiennement. Plus tard, l'achèvement de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée et l'usage du cageot contribuèrent à condamner les vergers des mêmes banlieues.
Le XXe siècle est le siècle des emballages plastiques. Léger, résistant, inerte, multiforme, le plastique s'impose dans l'ensemble des domaines : sacs et bouteilles en polyéthylène, barquettes et pots d'yaourt en polystyrène, bidons, films plastiques…
Secteur de l'emballage
La production d'emballage est une activité économique de premier plan. Elle consomme essentiellement du plastique, du carton et leurs dérivés.
En France, l'emballage est le 8e secteur industriel (SESSI 2004), tout autant que l'aéronautique. Chiffre d'affaires : 19 milliards d'euros ; avec 2 000 établissements et 122 000 salariés, la France couvre 30 % du secteur emballage en Europe. La France est aussi le troisième exportateur mondial d'emballages, derrière l'Allemagne et les États-Unis, le plastique représentant à lui seul 40% des exportations.
Le secteur français des emballages en verre est concentré sur quelques industries lourdes, quoiqu'il soit mieux réparti géographiquement ; celui du plastique est atomisé sur tout l'hexagone, celui du bois reste particulièrement artisanal et évidemment proche des grandes forêts.
L'industrie agroalimentaire est la première consommatrice d'emballages, avec 66% du chiffre d'affaires de l'industrie de l'emballage. Elle est aussi celle qui est la plus confrontée à des exigences réglementaires et ce à l'ensemble des stades de la chaîne de production jusqu'à la consommation des produits.
Matériaux de l'emballage
Les matériaux, répartis en % des facturations France (SESSI 2006), sont :
- Plastique 35% (était à 30% en 2000)
- Papier et carton 32% (était à 34% en 2000)
- Métal 13% (était à 14% en 2000)
- Verre 11% (était à 14% en 2000)
- Bois 9% (était à 8% en 2000)
La répartition en tonnes change bien entendu, en raison par exemple de la différence entre verre et plastique, ne serait-ce que le poids d'une bouteille. Pour un gisement annuel d'emballages de 12, 3 millions de tonnes (Adème 2002) pour la France :
- Papier et carton 4, 2 millions de tonnes
- Verre 3, 4 millions de tonnes
- Bois 2, 1 millions de tonnes
- Plastique 1, 9 million de tonnes
- Métaux 0, 73 million de tonnes
Emballage carton
L'emballage est presque toujours utilisateur de cartonnage, le plus fréquemment en groupage d'articles (emballage secondaire). Mais pour le contact direct, des procédés d'imperméabilisation ont été mis au point pour perfectionner la protection des produits. La production de cartonnage a doublé au cours de ces dix dernières années. En 2000, la France a produit plus de 3 millions de tonnes de carton ondulé.
En France, le chiffre d'affaires annuel de cette industrie est estimé à 2, 8 milliards d'euros répartis en à peu près 450 entreprises. Ces entreprises dites «cartonnières» sont en majorité des PME, principales ne dépassant pas 500 salariés.
Les différents types d'emballage carton se répartissent en :
- 41% pour le carton pliant imprimé (boîtage courant de tout type de produits)
- 24% pour le carton ondulé destiné en particulier aux emballages de protection (transport, stockage)
- 10% pour le carton dit recouvert (avec aluminium et/ou plastique pour emballages alimentaires)
- 7% pour les tubes, fûts et barils (en carton dit spiralé) et le reste en produits divers.
l'emballage plastique
Partout dans le monde, l'emballage est le premier débouché des matières plastiques. En France cela représentait, en 2002, 39% de la consommation de plastique, devant le bâtiment et l'automobile. En Europe, le taux est de 40%.
Le plastique est au premier rang de l'emballage en France, avec 34% du marché, devant le papier carton. Il est aussi le premier matériau d'emballage en nombre d'UVC conditionnées.
- L'agroalimentaire absorbe 65% des emballages plastiques (réciproquement, 50% des aliments sont emballés dans du plastique).
Viennent ensuite :
- les produits d'entretien 13% ;
- hygiène, santé, beauté 12% ;
- l'industrie et le transport 10%.
Catégories d'emballages
La directive européenne précitée établit une distinction particulièrement précise de l'emballage. A titre d'exemple, le boîtier pour CD, réutilisable et indispensable à la bonne préservation du disque, n'est pas un emballage. Par contre, le film qui l'entoure pour la vente est un emballage. Le film étirable vendu en rouleau pour usage domestique n'est pas un emballage mais celui qui emballe la viande choisie au rayon boucherie est un emballage. Le boyau synthétique des saucisses, les cartouches d'encre, les bâtonnets pour brasser le café, les sachets de thé ne sont pas des emballages. Il est vrai que ce texte détermine le cadre pour le paiement de la contribution au recyclage, il importe qu'il soit précis.
Les statisticiens ont pour habitude de fractionner chaque branche d'activité en secteurs. Pour l'emballage plastique, voici les catégories retenues par le Sessi (chiffre d'affaires 2007) :
- Sacs et sachets (24%)
- Bouchage et surbouchage (23%)
- Bouteilles, flacons et fûts (23%)
- Divers : étiquettes, opercules, films et flocons de calage… (17%)
- Boîtes, pots, gobelets et caisses (13%)
Fonctions de l'emballage
L'emballage est réputé pour assurer trois fonctions respectant les traditions : protéger, transporter et informer. Il est actuellement conçu pour en remplir d'autres :
- Protéger le produit contre les agressions externes auxquelles il sera sensible selon sa nature, afin d'assurer la conservation de ce produit en parfait état.
- dangers physiques : les chocs, la chaleur, le froid, les rayons solaires, les poussières…
- dangers chimiques : l'humidité, la corrosion, les projections de détergent, de carburant ou de tout polluant
- dangers microbiologiques : levures, moisissures, germes pathogènes pour des aliments…
- Transporter et permettre :
- des stockages simplifiés pour le grossiste. L'emballage, fréquemment conçu comme un élément du circuit de distribution, s'adapte par une forme appropriée à l'espace disponible sur une palette ou dans un conteneur,
- une mise en rayon rapide pour le détaillant ; par exemple des chaussettes auront un support pourvu d'un crochet pour permettre immédiatement leur suspente, quelquefois elles seront livrées dans un support carton, à ouverture rapide, de 20 paires assorties, faciles à suspendre ou à glisser en rayon pour le manutentionnaire,
- une manipulation facile pour le client. Les petits objets seront groupés : par exemple, une boîte de 100 vis est plus facile à emporter que 100 vis en vrac. À l'inverse, les produits qu'utilisent les professionnels en vrac (farine, sel…) seront avantageusement vendus en petits paquets pour un usage domestique.
- Informer le client est devenu particulièrement important. L'emballage véhicule des éléments réglementaires et d'information sur son emploi. Comment transporter, utiliser ou jeter le produit peut être détaillé sur l'emballage, sur une notice qu'il contient ou sur l'étiquette. L'emballage supporte la traçabilité qui sert à vérifier la fraîcheur d'une denrée (date limite de consommation (DLC), date limite d'utilisation optimale (DLUO) ). Les informations légales sont nombreuses et quelquefois illustrées par des pictogrammes. Certaines informations sont obligatoires en braille pour les malvoyants (médicaments pour la santé humaine).
- Promouvoir le produit par son emballage pour inciter les clients à acheter. Le design doit servir à définir l'univers du produit pour qu'il n'y ait pas de confusion envisageable sur la nature du contenu ; impossible par exemple de confondre une bouteille de vin de Bordeaux avec celle de Bourgogne.
- Faciliter l'usage du produit, car l'emballage doit rendre service. La boîte a un bec verseur, le bouchon devient doseur, le bidon offre une poignée, la barquette passe au four micro-ondes et devient une assiette… C'est l'emballage évolutif.
- Défendre d'une part le consommateur : l'emballage doit garantir l'inviolabilité avant achat (tamper evidence en anglais), pour éviter les fraudes, afin d'interdire à quiconque d'introduire une substance étrangère dans le produit, ou pour empêcher le consommateur de le goûter ou de le sentir. Les moyens de déceler une altération quelconque sont les pattes de fermeture, les scellés des conteneurs, le «plop» à l'ouverture des bocaux qui signale la rupture de vide ou la bague qui se brise en dévissant le bouchon des bouteilles d'eau. L'emballage permet d'éviter que les enfants accèdent aux produits dangereux, chimiques ou pharmaceutiques, tout en restant aisément utilisable par les personnes âgées ou handicapées. On parle d'ergo-conception des emballages. D'autre part, il doit protéger le fournisseur : certains emballages sont volontairement agrandis pour ne pas disparaître dans les poches des voleurs. A titre d'exemple, un logiciel qui tient sur un disque est commercialisé dans une boîte qui pourrait en contenir des dizaines. Enfin, par des astuces de façonnage (marquage invisible, hologramme, puce électronique…), il peut permettre d'éviter la contrefaçon (parfums, médicaments).
- Préserver l'environnement : le déchet d'emballage, après utilisation, doit être valorisable pour minimiser son impact sur l'environnement. On parle d'écoconception des emballages.
Marketing et packaging
En marketing, le choix de l'emballage est essentiel dans la grande distribution. L'emballage nous est familier car il partage notre quotidien, mais il est loin le temps où les ménagères rentraient du marché avec des produits alimentaires dans de vieux journaux, où le vendeur ambulant servait ses frites dans un cornet de papier plié ! La notion de vente en vrac, à l'unité, à la pesée est désormais marginale et ne concerne plus qu'un état transitoire du produit entre deux types d'emballage : de la simple protection durant les transports, à l'emballage final qui devient pour le vendeur un objet de séduction auprès du consommateur final. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder la publicité télévisée d'un produit, elle présente toujours son emballage durant un court instant ou alors toute la durée de la séquence. L'emballage est toujours la première vision qu'on a d'un produit...
Bien rares sont les produits actuellement livrés sans emballage. Ils le sont fréquemment plusieurs fois, avec une technique accrue, pour satisfaire aux exigences croissantes de la logistique, de la sûreté. Au-delà, l'emballage est porteur de rêve, en stimulant l'attraction pour le produit, il devient moteur de la vente. L'emballage accède même au statut d'œuvre d'art grâce à Christo qui, en emballant le pont Neuf à Paris en septembre 1985, a donné ses lettres de noblesse à cette industrie. Avant cela, c'est au Japon une tradition séculaire, le Furoshiki, de faire de jolis paquets lorsque on offre un présent.
L'emballage devient un outil de séduction car quelques efforts de design peuvent dynamiser les ventes. Désormais, quand les innovations sont complexes sur le produit, son fabricant le différencie par le packaging. En effet, comment se faire remarquer par exemple parmi l'ensemble des choix de lait UHT demi-écrémé ? Par exemple en choisissant une brique aux couleurs voyantes, en offrant une poignée, un bouchon, une bouteille octogonale, etc. L'ensemble des matériaux ont leurs atouts et leur marché. Cela peut aisément se rapprocher de la publicité mensongère, c'est pourquoi nombre d'emballages font figurer la mention "Suggestion de présentation".
L'emballage est la première expression de la marque sur le lieu de vente, c'est le «vendeur muet». Lorsque le consommateur saisit un emballage dans un linéaire, en une fraction de seconde il choisit une marque, grâce au logo, à la reconnaissance visuelle du produit. Seul un lien fort entre le produit et la marque peut déclencher l'envie et sert à se différencier des concurrents, ou alors des copies.
Même dans l'emballage de produits usuels, surtout alimentaires, on distingue de grandes tendances dans la conception :
- la tendance cosmétique : le design joue de plus en plus avec les couleurs jusqu'à créer la confusion avec le haut de gamme et le luxe, il s'inspire des idées des parfumeurs. Certains d'entre eux, à l'inverse, s'inspirent quelquefois de l'emballage courant (ex : le couturier Jean-Paul Gaultier avec une boîte de conserve) pour leurs parfums ;
- La tendance câline : tandis qu'Internet ouvre des marchés potentiellement planétaires, le local et la notion d'appartenance deviennent des valeurs qui rassurent le consommateur. On met des cœurs à l'endroit où on s'y attend le moins (eau minérale, glace), des fleurs sur le papier hygiénique, on fait appel à des designs anciens pour rappeler l'emballage de notre enfance. La douceur est un rempart et un repère culturel fort dans un monde où l'avenir est quelquefois incertain,
- la tendance jadis : non au gigantisme, à la mondialisation. Les marques s'humanisent en prônant l'artisanal, le terroir. Cette notion, qui rassure et éveille la mémoire, est utilisée pour remettre en avant des produits présents depuis longtemps ou alors lancer de nouveaux produits évoquant un temps plus ancien pour rappeler les étiquettes de notre enfance. Dans l'emballage, cela se traduira par l'emploi du papier, du bois, du grès (ou imitations).
- la tendance pratique : se distinguer en offrant à l'utilisateur le plus qui rend l'emballage pratique, par exemple la boîte à fromage qui fait cloche de présentation, l'assouplissant en flacon avec poignée et bouchon doseur… L'individualisation des conditionnements fait partie de cette adaptation,
- la tendance événementielle : les encres thermochromiques qui signalent la température du produit, les images (bouteilles de cocktail) qui n'apparaissent que dans la lumière noire des discothèques, l'impression holographique qui changent la vision selon l'angle d'observation…
Quelquefois les entreprises joignent, avec le produit, des cadeaux ou des bons de réduction pour que cela tente plus les clients. Cette pratique s'intitule co-packing.
Emballages et innovation
Le secteur de l'emballage est un secteur particulièrement réactif, attentif à la diversité de ses utilisateurs : agroalimentaire, parfumerie, droguerie ou pharmacie dont les attentes sont variées et évolutives.
L'intégration de nouvelles techniques lui permet d'accompagner, ou alors de devancer certaines évolutions de consommation comme de distribution des marchandises. Chaque année depuis 1955 sont attribués les Oscars de l'Emballage site officiel qui récompensent les meilleures solutions d'emballage et de conditionnement. On retiendra en 1955 le berlingot Tetra Pak pour du lait pasteurisé, en 1958 la dose de Javel en PVC souple de Solitaire, en 1960 l'avènement de l'apéricube des fromageries Bel, en 1962 la première bouteille plastique pour l'emballage de l'huile par Lesieur, en 1966 Cébal est primé pour sa boîte alu avec un couvercle à languette qui sert à déchirer une languette en spirale, en 1972 les flocons de calage Flo-Pak en forme de 8, en 1975 les fameux colis en carton de La Poste, en 1982 le conteneur souple en polypropylène tissé de Saint Frères, en 1985 le mini-fût en forme de tonneau Obernai par CarnaudMetalBox, toujours la bière à l'honneur en 1994 avec la bouteille BSN au relief 1664, le Roquefort Société voit son «système cave» récompensée en 1996, tandis qu'en 1999 c'est un procédé, «Actis» de Sidel, qui reçoit un Oscar. Ce fut une belle introduction dans le Troisième millénaire de l'emballage dans la mesure où il apportait, par une forme de vitrification interne, des caractéristiques surprenantes de conservation à une bouteille plastique.
Utile ou futile ?
Certains produits n'existeraient pas sans emballage : c'est grâce à son pot qu'un simple yaourt peut être élaboré. Sa maturation est envisageable parce qu'il est immobile, pas question de le transvaser.
Quelques rares produits sont commercialisés sans emballage : le carburant à la pompe (mais l'essence de térébenthine est commercialisée en bouteille) ; les pneumatiques ne craignent guère les chocs et sont commercialisés garnis d'une simple étiquette.
Recyclage
Les emballages représentent 50% en volume et 30% en poids des déchets ménagers. Même si le poids des déchets d'emballages reste stable, le nombre d'unités d'emballages augmente globalement.
Le recyclage des emballages est envisageable avec le tri sélectif.
Un sondage publié en mars 2009 montre que 79% des Français considèrent que la réduction des emballages devrait figurer parmi les actions prioritaires pour développer une consommation durable[2]. D'autre part, 47% des Français pensent que les emballages sont trop envahissants[3].
Recyclage en France
La collecte d'emballages vides progresse, comme par exemple les Emballages Vides de Produits Phytosanitaires (EVPP)
Les entreprises qui conditionnent des emballages remis au consommateur final (en France car ailleurs en Europe cela peut concerner aussi les utilisateurs professionnels) doivent contribuer au système «point vert» pour chaque emballage commercialisé.
Le point vert sur les emballages veut dire que l'entreprise a payé une contribution à Éco-emballages (en moyenne 0, 7 centime d'euros par emballage, selon le matériau et son poids). Le paiement de la contribution autorise les entreprises à utiliser ce logo représentant deux flèches vertes enroulées. Au contraire de ce qu'on pourrait penser, le point vert ne veut pas dire que l'emballage est recyclable ou recyclé.
Tous les emballages ne sont pas pour tout autant obligatoirement conçus pour être jetés. La définition tirée de la directive 2004/12/CE (voir en introduction) n'en tient pas compte mais l'emballage peut être détourné de son usage, nettement ou non de son contenu. La précision est importante étant donné qu'elle reconnaît à l'emballage une fonction supplémentaire, quoique non généralisable. Ainsi, parmi de nombreux exemples : du blister contenant des vis, dont une partie forme un tiroir intégrable à un petit meuble apporté à part ; ou du récipient utilisable pour la consommation de son contenu alimentaire et susceptible d'être conservé, peut-être avec d'autres emballages identiques, en vue d'usages ultérieurs ; du coffret plus ou moins richement décoré contenant un produit destructible, utilisable ensuite pour la décoration ou le rangement, sans compter les innombrables bricolages d'enfant pour transformer une bouteille en mangeoire ou un carton en masque.
Cependant la réglementation exige que, malgré ces utilisations temporaires, chaque emballage soit valorisable en fin de vie.
Recyclage au Canada
L'Ontario et le Québec disposent d'un programme «boîtes bleues» pour le recyclage des emballages ménagers. Les organismes en charge du financement sont respectivement Stewarship Ontario et Éco-Entreprises Québec (EEQ).
Suremballage et autres définitions
- Le suremballage consiste à ajouter un emballage à un objet qui est déjà emballé. L'objectif est fréquemment marketing ; il peut aussi perfectionner la protection (calage antichoc) ou apporter des informations : par exemple un sachet de denrées surgelées est complexe à imprimer ; en le glissant dans un étui, on lit aisément la recette et la composition. Qui plus est , le carton joue un rôle d'isolant, le consommateur n'a pas les doigts gelés, le produit est mieux préservé des remontées de température, le carton verni évite aux boîtes de coller entre elles dans les vitrines réfrigérées. Le suremballage peut aussi favoriser la manutention : étui entourant 12 pots d'yaourt ou film groupant 6 bouteilles d'eau. Il peut être aisément éliminé sans gêner l'utilisation finale du produit.
Certaines chaines de distribution ont mis à la disposition de leurs clients des conteneurs servant à laisser les suremballages inutiles dans le magasin. Le volume de déchets génèré a poussé les distributeurs à faire pression sur les industriels pour diminuer le suremballage.
Le sac de caisse peut être reconnu comme un suremballage. Le réutiliser pour faire d'autres courses, le même jour ou plus tard, l'employer ensuite comme sac poubelle est un geste pour l'environnement.
- Emballage jetable : emballage à usage unique, seulement conçu pour protéger le contenu jusqu'à sa complète utilisation, puis il est éliminé. On privilégiera toujours le tri sélectif des emballages usagés pour valoriser ces déchets.
- Emballage réutilisable : cet emballage est parfois utilisé plusieurs fois pour le même usage, après nettoyage éventuel. Le plus fréquemment, ce type d'emballage est consigné : le consommateur paie une somme d'argent pour l'emporter et récupère cette somme en restituant l'emballage vide. La lourdeur du système, la contrainte écologique du transport d'emballages vides et de leur nettoyage ont énormément diminué la réutilisation. Désormais, elle se limite principalement aux emballages industriels : fûts, caisses spéciales, palettes…
- Emballage souple : par opposition à l'emballage rigide, jadis le sac de jute et désormais le sachet plastique.
- L'Unité de Vente Consommateur (UVC) : c'est l'emballage à l'unité du produit, tel que commercialisé. Il s'agit quelquefois d'un emballage primaire (ex : un bidon d'huile) mais quelquefois d'un lot d'articles déjà emballés (ex : un sachet de bonbons en papillote, un lot de 3 balles de tennis…)
- L'emballage sous vide : l'oxygène de l'air est un important facteur d'altération des aliments. En faisant le vide, on l'élimine et on facilite la conservation. Pour gagner de la place, des couettes, des parkas peuvent être livrés emballés sous vide. Cette pratique s'est répandue avec le café, les cacahuètes salées… Cependant la viande a tendance à grisailler en l'absence d'oxygène.
- L'emballage sous atmosphère modifiée ou atmosphère protectrice : on fait le vide dans l'emballage puis on réinjecte un dosage particulièrement précis de gaz particulièrement purs, le plus fréquemment oxygène + gaz carbonique + azote. Ainsi l'oxygène entretient la coloration agréable de la viande. Ce mode de conditionnement gagne du terrain et concerne désormais les sandwichs comme les plats cuisinés ou les fruits secs. Des articles industriels peuvent aussi être protégés de l'humidité ou de l'altération grâce à une atmosphère protectrice (électrodes de soudure, composants électroniques…)
- L'emballage actif modifie l'environnement de l'aliment dans son emballage pour étendre sa durée de vie. A titre d'exemple, les Absorbeurs (d'oxygène, d'humidité, d'éthylène) les Relargueurs d'additifs : anti-microbiens, arôme, etc. les Préparateurs (actions sur l'aliment pour perfectionner sa conservation)
- L'emballage intelligent est actif avec la particularité de donner de l'information sur la qualité du contenu. Dans un premier temps, les indicateurs chromatiques : leur couleur change irréversiblement si la température d'un surgelé est excessive ou mieux si on atteint le couple «temps/température» (dépassement de la DLUO ou de la température de stockage) ; ou encore si la composition gazeuse est modifiée (introduction d'oxygène dans un emballage étanche). Par la suite, les détecteurs actifs, par exemple des emballages transparents qui vont s'obscurcir si la lumière menace la longévité du contenu, comme certains verres de lunettes. L'électronique miniaturisée est déjà présente avec des étiquettes à identification radio (voir radio-identification) pour la traçabilité ou le passage en caisse sans vider le chariot. L'avenir nous promet des étuis à médicaments qui parleront «vous avez déjà prélevé un comprimé tel jour à telle heure…». Vers les années 2020, certains emballages pourvus d'une telle puce électronique transmettront des informations sur la quantité, l'urgence à consommer le contenu… directement au micro ordinateur incorporé dans le réfrigérateur. Grâce à ces systèmes, le consommateur pourra éditer sur l'écran de sa cuisine une recette qui tiendra compte de ce dont il dispose, tout son stock étant connu sans aucune saisie au clavier ! Les limites actuelles à l'usage des emballages intelligents sont leur coût, les législations en vigueur et les réticences du consommateur (les radio-étiquettes pourraient nuire à sa vie privée).
Collections d'emballage ou d'étiquettes
La gratuité de l'emballage perdu fait sa valeur, son design crée des passions et son évolution perpétuelle ajoute un goût de jadis à la découverte de vieux emballages ou d'étiquettes qui les ont illustrés. Ainsi l'emballage est jugé digne de figurer dans des vitrines, des albums et fait vivre de bons moments à des passionnés. Voir Liste des collections par nom de collection et Liste des collections par thème.
La consécration, pour une collection, est de susciter l'ouverture d'un musée. Il existe un musée de l'emballage en Allemagne («Deutsches Verpackungsmuseum»[4] - Heidelberg) ainsi qu'un musée des marques, de l'emballage et de la publicité en Grande-Bretagne ("Museum of Brands, Packaging and Advertising"[5] - Londres). En France, on trouve de nombreux musées autour du flacon de parfum, à Paris[6], La Rochelle, Grasse, dans le Var[7], les Bouches du Rhône[8]... A voir aussi un "musée du liège et du bouchon" à 47-Mézin[9].
Emballages en comptabilité française
Les emballages sont des biens contenant des marchandises (emballages commerciaux) mais également des biens utilisés pour le stockage de matières au sein de l'entreprise (matériel d'emballage). Le traitement comptable dépend de leur nature.
Matériel d'emballage
Ces emballages sont utilisés exclusivement par les entreprises et ne sont ni prêtés ni consignés. Ils forment des immobilisations amortissables comptabilisées dans les comptes 2151 (installations complexes spécialisées) ou 2154 (matériel industriel) du PCG. On y trouve les silos, les installations de stockage des raffineries de pétrole, et de manière plus générale tout contenant destiné au stockage des matières nécessaires à la production des entreprises
Emballages commerciaux
Parmi les emballages commerciaux, il est envisageable de distinguer :
- Les emballages perdus :
Ce sont les contenants des produits livrés à la clientèle sans consignation (tels que les boîtes de conserve, bouteilles en plastique, pots d'yaourt, etc. ). Leur valeur est une composante du prix de vente des marchandises concernées. Ils ont la nature d'approvisionnements comptabilisés dans le compte 60261 du PCG (achats stockés - Emballages perdus) ainsi qu'à l'inventaire dans le compte de stock 3261 (Emballages perdus).
- Les emballages récupérables :
Ces emballages sont réutilisables et font l'objet de livraisons successives par le biais de consignation. Une écriture spécifique est indispensable à la facturation chez le vendeur et chez le client qui reçoit les emballages (utilisant les comptes 4196 et 4096). On peut distinguer deux types d'emballages récupérables (à l'achat des emballages chez le vendeur) :- Les emballages identifiables :
Ces emballages peuvent être individualisés, soit au moyen d'un numéro de série, soit au moyen de leur date de fabrication. On y regroupe par exemple les citernes, les conteneurs, les fûts ou les caisses numérotées. On les comptabilises dans le compte d'immobilisation 2186 (Emballages récupérables) du PCG à l'achat chez l'entreprise qui vend ses marchandises emballées. - Les emballages non identifiables :
Ces emballages ne peuvent être individualisés. On y retrouve les bouteilles en verre, les casiers, les palettes, etc. Selon leur nature, ils peuvent être non récupérables, récupérables ou à usage mixte (c'est-à-dire indifféremment vendus, consignés ou prêtés). Ces emballages récupérables sont comptabilisés à l'achat dans les comptes 60265 (Achats stockés - Emballages récupérables non identifiables) ou 60267 (achats stockés - Emballages à usage mixte) du PCG. À l'inventaire, ils sont comptabilisés dans les comptes de stocks 3265 (emballages récupérables non identifiables) ou 3267 (emballages à usage mixte).
- Les emballages identifiables :
Consignation des emballages
La consignation est un prêt à usage en affectant une somme d'argent en garantie à un créancier. Qu'il s'agisse d'emballages correspondant à des immobilisations ou à des approvisionnements, la comptabilisation des emballages est semblable. La facturation de la consignation se fait le plus souvent hors taxes. Lors du retour des emballages, la consignation est annulée par une facture d'avoir ou par une reprise d'emballages dans une facture de livraison ultérieure. Cette reprise peut s'effectuer au prix où l'emballage a été consigné ainsi qu'à un prix inférieur (moyen pour l'entreprise de répercuter le coût d'usure des emballages consignés).
Formations francophones en emballage
Les liens externes permettent de rejoindre les sites des formations énumérées.
- Master Marketing Stratégie Design Packaging - CEPE (Angoulême) [10]
- École supérieure d'ingénieurs en emballage et conditionnement – ESIEC (université de Reims Champagne-Ardenne), diplôme d'Ingénieur reconnu par la Commission des titres d'ingénieur[11]
- Institut supérieur Ingénierie Packaging - ISIP (Angoulême), diplôme d'ingénieur par apprentissage reconnu par la commission des titres d'ingénieur
- École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires - ENSAIA (Nancy), diplôme d'ingénieur reconnu par la commission des titres d'ingénieur[12]
- Master Ingénierie Emballage, École supérieure de packaging – ESEPAC (Le Puy-en-Velay) [13]
- École française de papeterie et des industries graphiques - EFPG (Grenoble) [14]
- Institut supérieur industriel en Packaging - ISIPack (Liège) [15]
- Licence professionnelle Production industrielle spécialité Emballage et conditionnement des produits du vivant – ALIPACK (jusque là BIOPACK) (Montpellier) [16]
- Licence professionnelle Production Industrielle spécialité Adaptation des Emballages et Design Industriel (IUT d'Évreux) [17]
- Licence professionnelle Production Industrielle spécialité Conception et Design de l'Emballage (Reims)
- Licence professionnelle Production industrielle spécialité Technico-commercial en emballage et conditionnement – FORMAPACK (Morlaix) [18]
- Diplôme Universitaire Développement emballage, ESEPAC (Le Puy-en-Velay) [13]
- Responsable Projet Packaging, Conception & Développement, développement durable - Formation bac+3, post BTS & DUT Diplôme homologuée Niveau 2 -[Formation Supérieure Packaging][1] (Bron) ] (depuis la rentrée 2009)
- Formation Supérieure du Packaging de Cognac - (Cognac) [19]
Niveau III : BTS, DUT, etc.
- DUT génie du conditionnement et de l'emballage (IUT d'Évreux[20], de Reims[21], de Castres, d'Avignon [22]) et de Chambery[23]
Niveau VI : Bac, BT
- BT Emballage et Conditionnement - GRETA (Marseille)
Notes et références
- En France, le décret 98-638 (transposition de la directive européenne 94/62/CE) décrit que : «on entend par «emballage» tout objet, quelle que soit la nature des matériaux dont il est constitué, conçu pour contenir ainsi qu'à protéger des marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur au consommateur ou à l'utilisateur, ainsi qu'à assurer leur présentation. L'ensemble des articles «à jeter» utilisés aux mêmes fins doivent être reconnus comme des emballages. ».
- Réduction des emballages = consommation durable
- Les emballages dans le collimateur des Français (sondage)
- http ://www. verpackungsmuseum. de/
- http ://www. museumofbrands. com/
- http ://www. fragonard. com/parfums_grasse/FR/fragonard/paris/le_musee_du_parfum_rue_scribe_et_sa_boutique. cfm
- http ://www. museedelalavande. com/lemusee-collections-3. php
- http ://www. museedesaromes. com/
- http ://www. cg47. org/webcg47/MuseeMezin/html/index. htm
- CEPE
- ESIEC
- ENSAIA
- ESEPAC
- EFPG
- ISIPack
- ALIPACK
- LP IUT d'Évreux
- FORMAPACK
- FSPACKCOGNAC
- IUT d'Évreux
- IUT de Reims
- IUT d'Avignon
- IUT de Chambéry
Voir aussi
Liens externes
Bibliographie
- Jean-Paul Pothet, Emballage et conditionnement - Marketing - Techniques - Mise en œuvre - Qualité – Réglementation, Collection Les Référentiels Dunod - 4200 pages - 2003
- Thierry Kazazian, Le Cycle de l'emballage : le conditionnement de qualité environnementale, Ed. Masson - 1995
- Marie-Agnès Bernardis, Emballage emballages Ed Cité des sciences et de l'industrie - 2000
- Yvette Dardenne, Au bonheur des boîtes, Ed. OUEST France - 2004
- Gérard Bertolini, «La double vie de l'emballage» Ed. Economica - 1995
- «Les matériaux d'emballage. Réglementation, technique et environnement» Ed. Emballage Digest - 1995
- Maurice Reyné, «Les plastiques dans l'emballage : polymères, technologie de mise en forme, recyclage» Ed. Hermès Science Publications - 1991
- Eric Rocher, «De bons emballages pour de bons produits» Ed. Editions d'Organisation - 1997
- Jacques Botrel, «L'Emballage. Environnement socio-économique et juridique» Ed. Tech. & Doc. /Lavoisier - 1999
- Emballages magazine, «Le guide de l'emballage» Ed. GISI - 2007
- «Emballages en papier, carton, bois, matières plastiques» Ed. Association française de normalisation (AFNOR) - 1986
- «Emballages métalliques, embouteillage, générateurs d'aérosols» Ed. Association Française de Normalisation (AFNOR) - 1986
- Graphis Emballages, «Emballages. Un répertoire international des formes» Ed. Graphis Press - 1959
- «Le marché de l'emballage au Canada» Ed. Centre français du commerce extérieur. Direction des Industries et Services
- Éric Singler, «Le Packaging des produits de grande consommation : comprendre les comportements d'achat et optimiser sa stratégie packaging» - 2006
- Marina Cavassilas, «Clés et codes du packaging : sémiotique appliquée» Ed. HERMES SCIENCE PUBLICATIONS - 2006
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