Garamond

«Garamond» est le nom donné à un groupe de polices serif, selon le graveur Claude Garamont, à l'origine de la famille des «garaldes».


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Police d'écriture serif

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  • Claude Garamond est un graveur de caractère français qui fut à l'origine d'une... Icône de détail Article détaillé : Garamond (police d'écriture).... (source : arts-graphiques.wikibis)
  • Actuellement, le Garamond est toujours utilisé, surtout pour les livres de la Bibliothèque de la Pléiade. garamond (Police Garamond, Monotype)... (source : j.poitou.free)
Garamond
GaramondSpecimenA.svg
Présentation
Type serif, garalde
Créée XVIe siècle
Auteur (s) Claude Garamond
Exemple
Garamond sample.svg

«Garamond» est le nom donné à un groupe de polices serif, selon le graveur Claude Garamont (vers 1480-1561), à l'origine de la famille des «garaldes». La majorité des polices d'écriture qui portent actuellement le nom de «Garamond» sont dérivées du travail ultérieur du typographe Jean Jannon. Les versions romaines du Sabon, Granjon, et les Garamond de Stempel et Adobe ont une relation directe avec les caractères de Claude Garamond.

Les lettres de Garamond sont fluides et cohérentes. Parmi les caractéristiques uniques de ses lettres, on trouve la petite panse du «a» ou le petit œil du «e».

Histoire

Exemple du travail de Claude Garamond, en italique : extrait de la «Vie d'Auguste», Vies des douze Césars, Suétone.
Caractère en plomb de la police Garamond en 12 points formant la ligature du f et du i.

Claude Garamond devient connu dans les années 1540, en premier lieu pour une police grecque pour le roi François Ier, pour une série de livres de Robert Estienne. Plus tard, la cour de France a adopté la police de Garamond en romain pour ses publications écrites, et la police de caractère voit son influence s'étendre à travers la France et l'Europe occidentale. L'inspiration de Garamond est à chercher dans les caractères d'Aldus Manutius et , pour ses bas-de-casse, dans l'écriture manuscrite de Angelo Vergecio, bibliothécaire du roi. L'italique de la majorité des versions modernes est basée sur celle de l'assistant de Garamond, Robert Granjon.

La police d'origine

Lorsque Claude Garamond meurt en 1561, ses poinçons et ses matrices sont commercialisées à Christophe Plantin, à Anvers, qui permet ainsi à de nombreux imprimeurs d'utiliser la police de Garamond. Cette version devient particulièrement populaire en Europe.

Le seul jeu complet des poinçons originaux de Garamond est conservé au musée Plantin-Moretus à Anvers (Belgique).

L'erreur d'attribution à Jean Jannon

En 1621, soixante ans après la mort de Garamond, l'imprimeur français Jean Jannon (1580 † 1658), élève de Robert Estienne[1], créé un modèle de police de caractère qui possède des caractéristiques identiques aux créations de Claude Garamond, quoique ces nouvelles lettres soient plus asymétriques et irrégulières dans l'axe et les jambages. Après que le gouvernement français a raflé l'atelier de Jannon, le cardinal de Richelieu appelle la police de Jannon «Caractère de l'Université». À partir de là, la police devient le standard de la Manufacture royale d'imprimerie.

En 1825, l'Imprimerie nationale a adapté la police utilisée par la Manufacture royale par le passé, et déclare que cette police est l'œuvre de Claude Garamond.

En 1919, Thomas Maitland Cleland et Morris Fuller Benton produisent le premier Garamond commercial du XXe siècle, basé sur le travail de Jannon, nommé «Garamond no 3».

Re-créations modernes

On trouve dès le début du XXe siècle des re-créations du Garamond, lorsque une police basée sur celle de Jean Jannon est montrée pour la première fois au <span class="lang-en" lang="en" xml :lang="en">Paris World's Fair</span>, comme «Original Garamond», après quoi de nombreuses fonderies commencent à créer des modèles identiques. C'est le début d'une vague de re-créations qui continue durant tout le XXe[2].

Les re-créations modernes suivent soit le dessin des polices de Claude Garamond, soit celui de Jean Jannon. Les italiques sont fréquemment dessinées selon Robert Granjon. Dans un article paru en 1926 dans la revue The Fleuron, Beatrice Warde révèle que la majorité des re-créations qu'on dit basées sur le travail de Claude Garamond sont en fait basées sur celui de Jannon — mais, à l'époque, le nom était trop bien implanté dans les esprits.

Plusieurs exemples de polices dites «Garamond».

Les versions numérisées les plus connues sont le Garamond d'Adobe et le Garamond Premier (toutes deux œuvre de Robert Slimbach), le Garamond de Monotype, celui de Simonici, et celui de Stempel. Les polices Granjon et Sabon (créée par Jan Tschichold) sont aussi classées comme des re-créations du Garamond.

Une version nommée ITC Garamond, dessinée par Tony Stan (1917-1988) a été publiée en 1977. Le dessin de l'ITC Garamond, plus qu'aucun autre, prend de grandes libertés avec l'original de Claude Garamond. Son œil a été augmenté d'une manière exagérée, et il comprend de nombreuses graisses.

Les différentes re-créations estampillées «Garamond»
Basée sur le travail de Claude Garamond Basée sur le travail de Jean Jannon Dessin original
  • Stempel Garamond
  • Adobe Garamond
  • Granjon
  • Sabon
  • Garamond Premier
  • Garamond Antiqua
  • Monotype Garamond
  • Simoncini Garamond
  • ATF Garamond (Garamond no 3)
  • LTC Garamont
  • Storm Jannon Antiqua
  • Garamond Classico
  • ITC Garamond
  • Apple Garamond

Quelques exemples d'utilisation du Garamond

Article connexe : Polices Apple.

Notes et références

  1. Des caractères, Muriel Paris, Éditions IPA Patoux, 2002, (ISBN 2913949045) , p.  58.
  2. (en) Galerie typo - Garamond, Linotype.

Compléments

Bibliographie

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/12/2010.
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