Histoire de l'imprimerie en Mayenne

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Imprimerie en Mayenne - Histoire de l'imprimerie - Arts graphiques

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  • L'histoire de l'imprimerie à Château-Gontier ne remonte pas au XVe siècle, ... (source : imprimerie-faguier)

Histoire de l'imprimerie en Mayenne.

Introduction

Les véritables inventeurs de l'art typographique avec caractères mobiles, sont , croit-on aujourd'hui, les trois allemands : Johannes Gutenberg, Johann Fust et Peter Schöffer ; leurs deux premiers ouvrages connus, imprimés à Mayence, furent : «Les Lettres d'Indulgence du pape Nicolas V» et «La Sainte Bible» ce dernier volume comprenant 640 feuillets ; ces deux livres portent les dates de . Après s'être fait connaître en Allemagne et en Italie, cette surprenante découverte ne tarda pas à se propager en France ; la première imprimerie fut établie à la Sorbonne, à Paris, par trois allemands, qu'on y fit venir pour pratiquer et enseigner cet art ; le premier ouvrage sorti de leurs presses rudimentaires, porte la date de . Louis XII, François Ier, la majorité des rois de France d'ailleurs, protégèrent la typographie ; mais, jusqu'en 1789, aucun ouvrage ne put être imprimé sans l'autorisation ou «Permis d'imprime, » délivrée par les officiers royaux ; la liberté de la presse n'était pas encore créée.

L'Imprimerie apparut successivement à Lyon en 1472; à Angers en 1477; à Cæn en 1480; à Rennes en 1484; à Rouen en 1487; à Orléans en 1490; à Nantes ainsi qu'à Tours en 1493; au Mans en 1529; à La Flèche en 1575; à Laval en 1651; et enfin à Château-Gontier en 1714 uniquement.

En 1729, un arrêt de la Cour du Parlement de Paris faisait défense à toutes personnes de faire imprimer aucun arrest , ainsi qu'à tous imprimeurs autres que ceux établis dans les villes sièges de parlements, d'en imprimer sans permission expresse. C'était une première menace ; elle resta suspendue pendant dix ans, mais alors l'exécution fut décidée aux termes d'une ordonnance royale en date du 31 mars 1739. Les réductions furent énormes partout ; sur deux imprimeries, Laval en perdit une, et celle de Château-Gontier fut supprimée.

Avant le XIXe siècle

Château-Gontier

Introduction

Cauvin écrivant l'Histoire du Maine[1] au XIXe siècle, et traitant la question de l'établissement de l'imprimerie dans les diverses villes de cette province, écrivait les lignes suivantes à l'article de Château-Gontier : «Nous ne possédons aucun renseignement sur l'époque à laquelle s'établit l'imprimerie dans cette ville, ni sur les personnes qui contribuèrent à son établissement, qui semble postérieur à l'année 1704. » Plus heureux que Cauvin, René Gadbin trouve dans les archives anciennes de la mairie de Château-Gontier, les renseignements qu'il ignorait, lesquels lui auraient donné le mot de l'énigme qu'il n'avait pu résoudre. Quelques explications préliminaires sont cependant utiles avant en premier lieuer le fond de la question :

Collège de Château-Gontier

En 1708, le collège ecclésiastique de Château-Gontier, fondé par les anciens seigneurs et établi depuis plusieurs siècles proche l'église Saint-Jean-Baptiste, dans les dépendances de la Collégiale de Saint-Just, supprimée en 1790, le collège était si prospère, que les locaux, depuis longtemps reconnus insuffisants, furent abandonnés. On transféra le siège de l'école renommée au faubourg d'Azé dans l'antique prieuré de N. -D. du Généteil dépendant de l'abbaye Toussaint d'Angers. Avec une population scolaire de plus de trois cents élèves que comptait alors l'établissement, on comprend sans peine la quantité de livres classiques qu'il fallait tirer chaque année des imprimeries d'Angers, pour la fourniture du collège de Château-Gontier. M. Gilles Marais[2], en fonctions comme Principal de cette Maison d'éducation (1710-1733), résolut alors d'assurer la fourniture régulière, économique et facile chaque jour, des ouvrages scolaires. Voulant en même temps faire une bonne œuvre, il chercha dans les villes environnantes un jeune ouvrier chrétien, probe, actif, entreprenant, mais que sa pénurie d'argent empêchait de s'établir maître.

Joseph Gentil

Son but était de lui apporter les moyens de venir s'installer à Château-Gontier, avec le titre d'Imprimeur du collège ; la clientèle était assurée d'avance. Les nombreuses relations du digne Principal lui firent découvrir à Nantes l'ouvrier rêvé. Dans les débuts de l'année 1713, M. Marais partait pour Nantes ; il se renseigna sur place des mœurs, de la conduite et de la capacité du jeune homme. Les résultats de son enquête furent bons ; on le sollicitait vivement même de faciliter l'établissement de l'ouvrier en question, qui se nommait Joseph Gentil. Ce dernier lui fut présenté et bientôt les bases d'un traité étaient arrêtées entre l'Imprimeur et le Principal.

Ordonnance de 1739

Suite à l'ordonnance royale en date du 31 mars 1739, l'imprimerie de Château-Gontier fut supprimée[3].

Par suite de la disparition de l'imprimerie à Château-Gontier, les commandes scolaires et administratives furent alors adressées à Angers, mais aussi le témoignent les ouvrages suivants, propres au collège de notre Ville :

Puis toujours :

Au commencement du XIXe siècle (imprimés de 1809) François Boutevilain-Grandpré, demeurant rue Renaise, à Laval, avait hérité des commandes administratives de la ville, et en conséquence s'intitulait : «imprimeur de la mairie de Château-Gontier.» Enfin, le «Programme des Exercices du collège de Château-Gontier pour l'année 1812, » mais aussi la première édition du «Règlement des Hospices de Château-Gontier, en 1825, » sortaient de l'imprimerie des frères Mame, à Angers.

Louis-Xiste Delaplace

Pendant près d'un siècle, précisément quatre-vingt-treize ans — (1739-1832), — Château-Gontier ne revit plus la typographie dans ses murs.

En 1832, arrivait dans cette ville, Louis-Xiste Delaplace.
Ce dernier lance le Journal de Château-Gontier. Un journal à Château-Gontier était, en 1833, une chose si étonnante, si inattendue, que la feuille locale fut accueillie avec joie ; la majorité des notabilités littéraires de la ville apportèrent leur collaboration au journal, qui, pendant une période de vingt ans, au moins, publia de nombreux articles, fort intéressants pour la majorité[4]. Cette collection, actuellement introuvable, semble n'exister complète nulle part.

Journaux du XIXe siècle

À la Révolution de 1848, à l'occasion, des élections législatives, parut, pendant légèrement plus de deux mois, à Château-Gontier, un journal radical, rédigé par l'avoué Trouessart et autres exaltés de même calibre. Le premier numéro de ce journal intitulé «La Voix du Peuple» porte la date du jeudi 16 mars 1848 ; le Journal de Château-Gontier paraissait le dimanche et la Voix du Peuple le jeudi [5].

Au cours de 1877, M. Stéphane de Montozon, ancien sous-préfet et amateur bibliophile distingué, installait dans les dépendances de son hôtel sis à Château-Gontier, rue du Cheval-Blanc, actuellement rue du Théâtre, des presses typographiques, sur lesquelles il a tiré divers ouvrages de mérite et dont il était l'auteur, ouvrages non mis dans le commerce et par cela même d'une insigne rareté ; ce détail était à noter dans l'histoire de l'lmprimerie à Château-Gontier [6].

En janvier 1878, une seconde imprimerie se fondait à Château-Gontier, rue Sainte-Anne, sous les auspices d'une société anonyme, qui en confiait la direction à M. Henri Leclerc. À la date du dimanche 18 janvier 1878, paraissait le premier numéro d'un journal conservateur «La Gazette de Château-Gontier, » créée pour contrebalancer l'influence du Journal de Château-Gontier, de nuance républicaine accentuée. La Gazette, en moins de vingt années, a pris une extension extraordinaire ; elle est devenue, avec ses 20.000 numéros hebdomadaires, le journal le plus commun de tout l'ouest de la France [7]. Enfin, au cours de l'année 1893, une troisième imprimerie, dite «Imprimerie nouvelle", s'est élevée à Château-Gontier, sous la direction de M. Chevalier-Aurillard, en premier lieu sur la place de l'Hôtel-de-Ville, puis ensuite rue des Juifs, no 14. Ce typographe fit paraître à la date du mercredi 27 septembre 1893, le premier numéro d'un journal d'annonces commerciales, paraissant plus tard l'ensemble des dimanches sous le titre de «Tribune-Affiche», au prix de cinq centimes le numéro ; la publication de cette feuille a cessé dans les derniers jours de 1895 [8].

Laval

Ce serait pour l'abbé Angot une œuvre laborieuse et de longue haleine d'écrire l'histoire de l'imprimerie dans des villes pourvues d'universités ou de collèges florissants comme Angers, Rennes, Le Mans, La Flèche.

Là, en effet l'art de l'imprimeur dut s'exercer de bonne heure et multiplier ses productions ; il n'en fut pas de même à Laval. Et quand même nous connaîtrions dans tous ses détails ce qui concerne l'imprimerie et les imprimeurs lavallois, nous ne ferions jamais du tout une analyse bien importante. À peine voyons-nous d'une manière certaine les presses fonctionner à Laval avant le milieu du XVIIe siècle...

  1. Guy Martin exerçait en l'état d'imprimeur libraire vers le milieu du XVIe siècle. Les deux suivants lui succédèrent ;
  2. Jean Berthet. Nous croyons qu'il faut le confondre avec Jean Berthet, libraire mais non imprimeur, qui était nommé, en 1687, comme époux de Sébastienne Ambroise, à la succession de Jean Ambroise et de Marie Péguineau;
  3. Hierôme Lemonnier;
  4. George Griveau [9] ;
  5. Ambroise Cormier ;
  6. Robert Cormier, fils du précédent ;
  7. Jean Ambroise ;
  8. Jean Ambroise, fils du précédent ;
  9. Louis François Ambroise, fils du précédent ;
  10. Gabriel Andouard.

Mayenne

Au 20e siècle le premier imprimeur à utiliser la méthode Offset fut Joseph Floc'h avec la création de l'imprimerie de la manutention.

Notes et références

  1. Les Corporations ouvrières dans le Maine avant 1790, par A. Cauvin, page 320.
  2. L'administration municipale de Château-Gontier, en 1760, donna le nom de Gilles Marais à la nouvelle rue qui conduisait de la rue des Juifs à l'église Saint-Jean-Baptiste.
  3. La Librairie était aussi en décadence à Château-Gontier dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, si on s'en rapporte aux notes officielles de l'Intendant de la Généralité de Tours, qui, à trois dates différentes, en parle dans ses rapports annuels au roi : En 1758 : — «Depuis vingt ans, il n'y a point de libraires à Château-Gontier. » En 1759 : — «Il n'y a ni imprimeur ni libraire a Château-Gontier.» En 1764 : — «Il y a un libraire à Château-Gontier, qui mérite à peine ce nom, pour le petit nombre de livres qu'il fait venir de Paris à mesure qu'on les lui demande. — Il vit en particulier de son travail de relieur. » En 1772 : — «Charles Cherier, libraire, n'a aucun titre, a fort peu de livres, ne vit que de la reliure des registres. Il est particulièrement pauvre, avec deux enfans, jouit d'une bonne réputation» (Archives d'Indre-et-Loire, Série C 346-347). L'intendant concluait, en 1779, à la suppression du fonds de librairie, au décès du sieur Cherier.
  4. René Gadbin ajoute et où l'esprit gaulois pétille à chaque page
  5. Son dernier numéro connu porte le chiffre 12, avec la date du jeudi 25 mai 1848. Cette feuille rendait compte des séances du club de Château-Gontier et exaltait naturellement les mérites des candidats républicains à la députation.
  6. Lors de l'inauguration de son nouvel hôtel, rue du Théâtre, M. de Montozon édita et fit distribuer à ses nombreux invités un journal imprimé sur ses presses et intitulé «L'Entr'acte», avec cet exorde : «ce journal paraissant le soir, ne peut être lu que par des gens éclairés. » Cette feuille humouristique porte la date du mercredi 12 février 1879 et n'eut qu'un seul numéro. Un esprit plein de sel gaulois pétille tout au long des quatre pages du journal, lequel fut distribué aux spectateurs pendant les entr'actes d'une soirée théâtrale qui termina la pendaison de la crémaillère à l'hôtel de Montozon.
  7. Cette imprimerie Leclerc a quitté ensuite la rue Sainte-Anne et pour s'installer rue des Juifs, no 23.
  8. Le tirage annoncé au début à 3000 numéros, était indiqué à la fin comme étant de 6000 exemplaires chaque semaine.
  9. Le livret suivant, que nous plaçons ici à cause de sa date et sans rien préjuger sur son lieu d'origine, soulève une question et un petit problème pour l'histoire de l'imprimerie lavalloise. Traité très-utile de la dévotion à la Vierge Marie, auquel sont adjoustez plusieurs miracles de la Vierge Marie. Avec une marque de predestination, et le moyen de la pratiquer, recueilly par un Père de la compagnie de Jésus. Vignette : le chiffre de J. -C. dans une couronne d'épines. A Laval par George Griveau Aval par, primeur du Roy (et sur le 2e titre)  : A Laval, par George Griveau, imprimeur et libraire, près le collège des pères Jésuistes, 1619. Particulièrement petit in-12, de cinq feuillets non chiffrés pour la dédicace à madame la marquise de Varenne et une exhortation de saint Bernard, 344 pages de texte et sept feuillets non chiffrés pour l'approbation des docteurs et la table des matières. Cabinet de M. L. Garnier. — M. Sébastien de la Bouillerie qui a fait une étude approfondie sur les imprimeurs fléchois, n'a jamais rencontré ce petit volume. Si on s'en rapporte au premier titre, on croira selon la mention particulièrement nette : A Laval, par George Griveau, imprimeur du Roi, que Laval possédait dès 1619 un imprimeur en fonction. Le second titre : A Laval, par George Griveau, imprimeur et libraire, près le collège des pères Jésuites, 1619, fait naître des doutes, et nous porte à croire que cette indication est fausse et qu'au lieu de Laval il fallait lire La Flèche, d'autant plus que la dédicace est adressée à Madame la marquise de Varenne, qui alors était dame de la petite cité angevine. Certainement G. Griveau avait à Laval un libraire correspondant pour lequel il imprimait des titres spéciaux. George Griveau est un imprimeur fléchois et il succéda à Jacques Rezé son beau-père, que les Jésuites avaient nommé de Paris où il exerçait, pour diriger leur imprimerie. L'atelier resta dans la famille, bien que sous différents noms, dans la même ville, jusqu'en 1816. Ces renseignements laissent toujours envisageable l'hypothèse d'une tentative d'établissement de George Griveau à Laval au commencement de l'année 1619, car c'est en cette année qu'il commença d'imprimer en son nom, et jamais, depuis, on ne retrouve sur ses titres ni la mention de [[Laval (Mayenne) |]], ni l'indication près le collège des Pères Jésuites.

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