Imprimerie nationale

L'Imprimerie nationale est l'imprimerie d'État française héritée de la Manufacture royale d'imprimerie instituée par le cardinal de Richelieu.


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L'Imprimerie nationale est l'imprimerie d'État française héritée de la Manufacture royale d'imprimerie instituée par le cardinal de Richelieu. Son président-directeur général est Didier Trutt depuis août 2009.

Histoire

L'ancien site parisien de l'Imprimerie nationale (Convention, 15e arrondissement).
Le nouveau site de l'Imprimerie nationale à Ivry-sur-Seine.

Succédant aux «Imprimeurs du roi pour le Grec» créés par François Ier en 1538 pour propager les Belles-Lettres, l'Imprimerie royale est fondée en 1640, par le cardinal de Richelieu sous Louis XIII. Les gouvernements successifs en feront, selon le régime en vigueur, l'Imprimerie de la République, puis l'Imprimerie impériale, l'Imprimerie royale pour devenir l'Imprimerie nationale.

L'Imprimerie nationale détient aussi le cabinet des poinçons, un atelier du livre et une bibliothèque historique. Elle possède aussi de nombreuses fontes principales pour l'histoire de l'imprimerie occidentale, telles que les originaux des Didot.

L'Imprimerie nationale a longtemps été le fournisseur exclusif de l'État, jusqu'à son changement de statut en 1994 pour devenir une société anonyme dont l'État est l'unique actionnaire.

En 1997, l'Imprimerie nationale a acquis les sociétés Saqqarah International, Mizeret, ISTRA-IN puis IDC ce qui la conduit à créer le Groupe Imprimerie nationale. De fournisseur exclusif de l'État, le groupe doit se soumettre à la loi du marché et offre par conséquent ses services dans l'ensemble des domaines de l'impression, ouvrant ainsi ses portes aux grandes entreprises.

En 2003, les bâtiments de Convention sont commercialisés au groupe Carlyle pour 85 millions d'euros, ils seront racquiss en 2007 par l'État pour 376, 5 millions d'euros, après à peu près 100 millions d'euros de travaux, afin d'en faire le nouveau ministère des Affaires étrangères. Les ouvrages sont revendus à l'éditeur français privé Actes Sud[1], [2]. La société Carlyle ne serait pas taxée sur les plus-values dans cette affaire[3].

En 2005, le gouvernement privatise la majorité des sites du groupe et se dessaisit ainsi des imprimeries ISTRA à Schiltigheim au profit du groupe Opale Partenaires, Évry Rotatives à Bondoufle au profit d'un groupe d'investisseurs allemand (Arques) et ferme le site de Paris Convention. Le site de Bondoufle est mis en liquidation le 17 décembre 2007. Seuls subsistent les sites de l'Imprimerie nationale de Douai et de Choisy-le-Roi (impression feuille). Ce dernier est mis en location gérance depuis le 1er novembre 2006 sous la raison sociale d'«IN Choisy», en prévision de sa cession à un opérateur privé et dans le cadre d'un troisième plan social qui ramènerait les effectifs de 123 à 40 salariés. Le 21 janvier 2008, une grève visant à le perfectionnement de l'accompagnement social des futurs licenciés éclate et l'usine de Choisy-le-Roi est occupée par les salariés. la grève dure jusqu'au 22 février, soit cinq semaines. Au terme de ce conflit, le plan social 2005 originellement dénoncé, est reconduit à l'exception de la durée des congés de reclassement qui sont limités à soixante mois. En contrepartie les primes de départ volontaire sont revues à la hausse. Début septembre 2008, la division feuilles et le bâtiment de Choisy-le-Roi sont cédés à une entreprise privée. Seule une quinzaine de salariés est reprise dans la nouvelle entreprise dont l'appellation est inchangée (IN-Choisy).

Fin 2005, les employés de l'Imprimerie nationale et quelques élus (maires, députés, conseillers généraux) bloquent le président-directeur général de l'Imprimerie nationale dans la mairie de Flers-en-Escrebieux, dans le Nord, les employés apprennent que les nouveaux passeports électroniques vont être faits par la société Oberthur suite un appel d'offre en règle passé par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, et le président-directeur général de l'Imprimerie nationale, Loïc de la Cochetière, mais le Conseil d'État conforte le monopole de l'Imprimerie nationale suite à une loi du 31 décembre 1993 qui dispose que l'Imprimerie «est seule autorisée à réaliser les documents déclarés secrets où l'exécution doit s'accompagner de mesures spécifiques de sécurité, et surtout les titres d'identité, passeports et visas». Cette loi avait néenmoins été signée en 1993 par Nicolas Sarkozy lui-même[4], [5]. Les retards occasionnés alors auraient causé aux voyagistes une perte de cinq cents millions d'euros, liée aux nouvelles lois en vigueur aux États-Unis strict des passeports biométriques[6].

Les dates

Notes et références

  1. «L'imprimerie nationale livrée à la spéculation», L'Humanité, sur humanité. fr.
  2. L'imprimerie Nationale sur la page investissements du site du groupe Carlyle.
  3. «Imprimerie nationale : Carlyle ne serait pas taxé sur les plus-values», Le Figaro, sur lefigaro. fr.
  4. L'affaire de la fabrication des passeports électroniques analysée dans l'émission Arrêt sur images, diffusée sur France 5, le 28 mars 2007 (vers 1 min 30 s)
  5. «Imprimerie nationale Passeports privatisés ?», l'Humanité, sur humanite. fr.
  6. «Les premiers passeports biométriques seront délivrés en avril» sur ZDnet.
  7. «L'État rachète 4, 5 fois plus cher un immeuble qu'il avait vendu», Boursorama, 26 juin 2007.

Bibliographie

Liens externes

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