Photocomposition

La photocomposition est un procédé de préparation de lignes de texte en qualité typographique découvert par les ingénieurs Louis Moyroud, René Higonnet et René Gréa en 1944, généralisé dans les années 1960 et beaucoup informatisé dans les années 1970.


Catégories :

Imprimerie

Définitions :

  • Toute méthode de composition «à froid» utilisant un procédé photographique et non le plomb typographique «à chaud» (Edition). (source : berco)

La photocomposition est un procédé de préparation de lignes de texte en qualité typographique découvert par les ingénieurs Louis Moyroud, René Higonnet et René Gréa[1] en 1944, généralisé dans les années 1960 et beaucoup informatisé dans les années 1970. [2]

Principe

Le procédé consiste à composer les caractères non pas en coulant du plomb, mais en les flashant sur un papier sensible, d'où son nom. La qualité est perfectionnée et le coût à la page nettement inférieur à ce qui est obtenu avec un dispositif au plomb, à cause des vitesses envisageables (15 000 lignes/minute, soit dix fois la vitesse d'une imprimante d'ordinateur de l'époque, était une vitesse de composition typique).

Contexte

Le procédé a remplacé, hormis les linotypes, les plus modestes composeuses à boule genre «Composphère», machines à écrire particulièrement perfectionnées, dont les premiers modèles exigeaient qu'on frappe chaque ligne de texte deux fois (la première permettant de déterminer a priori les espacements entre caractères à observer lors de la seconde frappe, qui seule se traduisait par une impression).

Apparue à la fin des années cinquante, la photocomposition a permis ensuite le passage de l'imprimerie à l'ère du numérique, non sans bouleversements sociaux.

Saisie

Tout d'abord, la saisie était faite «au kilomètre» et en différé, pour pouvoir alimenter la machine de façon aussi continue que envisageable. Aucun moniteur ne permettait de vérifier sa sortie. Le texte était ensuite reporté sur une bande perforée ou un support magnétique.

Des moniteurs permirent ensuite de contrôler les textes et les codifications. Loin des logiciels wysiwyg actuels, ces moniteurs ne travaillaient qu'en mode texte. On y gagnait cependant un bien meilleur confort comparé aux saisies au kilomètre «en aveugle».

Le stockage des données se fit ensuite sur disquettes magnétiques de 5, 25 pouces puis sur disques durs.

Ces données, les textes, étaient enrichies, balisées, pour leur appliquer des styles : police de caractère, corps, graisse, déformation (procédé fortement dénoncé comme non professionnel par Adrian Frutiger), justification, fer droit, etc., pour leur donner une forme. Par la suite, ces textes étaient envoyés à l'unité d'écriture, la photocomposeuse.

De là, les colonnes de texte partaient sur des tables de montage où elles étaient le plus fréquemment assemblées, jusque vers les années 1980, avec de la colle et des ciseaux.

Procédés

Différents procédés ont permis de reporter les textes sur papier photosensible puis sur films. Les dispositifs dits à miroirs (Berthold), dans lesquels les caractères étaient ajourés et , par report de pochoir grâce à une source lumineuse, impressionnés sur la surface sensible. Puis le laser fit rapidement son apparition (Linotronic, Compugraphic, Cerci... ) pour l'écriture directe sur la surface.

Apparition de la PAO

En amont de la photocomposition apparut la publication assistée par ordinateur, effectuée sur mini-ordinateurs dans les années 1970. La naissance en 1984 des premiers Macintosh permit l'utilisation par le grand public de cette dernière et sépara brutalement les activités de «prépresse» (sous-traitée par des sociétés de taille diverses ou par des indépendants), de celle du flashage. La seconde continuait en effet à exiger de très importants capitaux et les entreprises pratiquaient des marges sans commune mesure avec celles de la première, exposée à une vive concurrence.

Notes

  1. Logical Design of Electrical Circuits, René Gréa, René Higonnet, 1958
  2. http ://www. industrie-technologies. com/ingenieurs/affichage. cfm?ID_m=1681111&cd=5058&id=secteur

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"et René Higonnet à droite,"

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