Serpentin

Le serpentin est actuellement une petite et fine bobine de papier, le plus souvent de couleur, qu'on utilise au cours des fêtes, surtout le carnaval.



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Le serpentin est actuellement une petite et fine bobine de papier, le plus souvent de couleur, qu'on utilise au cours des fêtes, surtout le carnaval. [1]

On le jette en le déroulant brusquement. Il forme un couple festif avec le confetti.

Histoire du serpentin

Durant la cavalcade de la Mi-Carême 1893, les serpentins géants s'emmêlent dans les arbres dénudés des Grands Boulevards parisiens[2].
Les serpentins, de 1892 à 1914 au moins, furent énormément plus larges et longs que ceux d'aujourd'hui[3].
Bataille de serpentins au Carnaval de Paris 1895[4].

Il fut découvert en 1892 par un employé du Télégraphe dont on ignore le nom et qui travaillait au bureau de poste de Paris 47. Pour cela il utilisa au cours du Carnaval de Paris des bandes de signaux morse en papier. Il s'agissait sans doute de fins de bobines inutilisables et conçues pour la poubelle.

La vogue du serpentin fut aussitôt extraordinaire à Paris. L'emploi qui en fut fait avec le confetti participa d'une véritable épopée.

À ses débuts, sa fabrication pour le Carnaval était réalisée avec une machine spéciale qui débitait de vieilles affiches, les transformant en bandes de papier de 1 centimètre de large sur 50 à 200 mètres de longueur.

Les Parisiens en Carnaval les jetaient par la fenêtre du haut des immeubles et depuis les trottoirs dans les arbres, les rendant tout «chevelus et multicolores».

Parlant du Carnaval de Paris 1897, un journal parisien écrit[5] :

«S'il faut en croire un marchand en gros, plus de deux cent mille serpentins ont été vendus dans l'unique journée de dimanche.
Deux cent mille serpentins à cinquante mètres de longueur en moyenne, cela fait dix mille kilomètres de longueur : de Paris à Madagascar.
Les arbres des boulevards sont , d'ailleurs, tout chevelus et l'effet était des plus pittoresques de tous ces rubans multicolores enroulés autour des branches, flottant à la brise.»

Dès les années 1890, les autorités parisiennes pourchassèrent et interdirent l'emploi des serpentins durant le Carnaval de Paris. Le prétexte invoqué était que leur enlèvement, effectué avec crochets en fer, coûtait cher et allait endommager les bourgeons et faire mourir les arbres.

Témoin de cette politique, un journaliste parisien écrit à propos du Carnaval de Paris 1902[6] :

«Un arrêté judicieux du préfet de police avait, on le sait, pour ménager les arbres... et les finances de la Ville, interdit le jet des serpentins. Il y a eu néenmoins quelques fanatiques de ce jeu, qui ont ignoré les prescriptions préfectorales ou qui ont passé outre.
Les délinquants, dont les noms étaient pris par les agents, ont été avisés hier matin d'avoir à enlever dans les vingt-quatre heures, ainsi qu'à leurs frais, les serpentins qu'ils avaient jetés, sans préjudice de la contravention et de l'amende qui viendra augmenter toujours pour eux le prix du serpentin.»

De 1919 à 1921, de 1923 à 1932 et toujours à diverses reprises ensuite, l'usage du serpentin comme celui du confetti est interdit à Paris. L'autorisation de 1922 relève certainement de la bienveillance du Préfet de police Leuliez, qui ne rencontra que ce seul Carnaval durant l'exercice de sa fonction à Paris.

Le serpentin actuel, qu'on trouve à la vente, est bien plus fin et court que celui des origines.

À ses tous débuts, le serpentin porta aussi le nom de «spirale» ou «spirale-opéra».

Un gâteau, orné d'une spirale, porta jadis ce dernier nom.

En hommage à l'inventeur du serpentin, la Compagnie Carnavalesque Parisienne «Les Fumantes de Pantruche» organisa en l'an 2000 des expositions sur le Carnaval de Paris. Elles eurent lieu au moment du Carnaval dans quatre bureaux de poste parisiens dont le bureau de la Bourse héritier du bureau de Paris 47.

Ce bureau était, en 1892, un des plus importants de Paris. Il était localisé à un autre emplacement que l'actuel bureau de poste de la Bourse, ouvert jour et nuit et relié à la Bourse par un couloir souterrain.

Notes

  1. En italien, il porte le nom de : "stelle filante", "étoiles filantes".
  2. L'Illustration, 18 mars 1893, page 212.
  3. Photo parue en couverture du magazine Le Soleil du Dimanche, 21 mars 1909.
  4. Extrait de Paris au hasard, texte de Georges Montorgueil, gravures et dessins de Auguste Lepère, Henri Béraldi éditeur, Paris 1895.
  5. La Patrie, 2 mars 1897.
  6. Article «L'enlèvement des confetti», Le Petit Journal, 13 février 1902.

Sources

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/12/2010.
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